Thursday thunder: Les travaux, épisode 2

Je sentais bien qu'on allait en reparler, de ces travaux dans la rue, et que ça finirait par me contrarier. Je ne parle pas du bruit, qui n'a jamais rêvé d'être réveillé par le doux chant des marteaux piqueurs dès 7 heures du mat? Non, ça, ça passe encore (c'est même du pipi de chat comparé aux cris de joie de Wizzboy, excité quotidiennement par une nouvelle journée de vacances à des heures indues). Je ne fais pas non plus allusion aux légers problèmes de circulation, puisqu'après tout, on peut toujours sortir de chez nous en voiture, c'est juste qu'on ne peut plus rentrer. Non, vraiment, ce qui m'a hérissé, c'est une discussion avec le chef de chantier. Enfin discussion, c'est une image...

Thursday thunder: Les travaux, épisode 2

Je rappelle qu'il s'agit de mettre le tout à l'égout dans notre rue, et qu'il faut donc prévoir des embranchements. Il se trouve qu'on voulait que les ouvriers passent par le parking à côté de chez nous plutôt que devant chez nous, et que la mairie était à fond pour notre idée qui permettait d'économiser une bonne quinzaine de mètres de tranchée. Le chef de chantier (payé lui par le department, si j'ai bien compris), est venu voir. Déjà, il était contrarié, puisqu'un de nos voisin a eu le toupet de lui expliquer juste avant que non, ça ne l'arrangeait pas d'avoir une canalisation au milieu de son salon. Bref, le chef de chantier n'était pas franchement porté au dialogue quand il a fini par arriver chez nous. Et comme je suis d'une patience rare (vraiment très rare) et d'une tolérance relative, l'échange a été difficile. Je veux bien qu'on n'ait pas forcément besoin de maîtriser les rudiments du langage (sujet-verbe-complement par exemple, plutôt que Verbe mal conjugué-Verbe mal conjugué-sujet qui n'a rien à voir avec la phrase), pour creuser des tranchées, mais ça aide pour s'expliquer avec les riverains, qui je le rappelle sont aussi des contribuables et donc, paient la facture. Non mais.

Après vingt minutes de dialogue de sourds, il est ressorti que ce qu'on demandait n'était pas possible parce qu'il faudrait passer par dessus d'autres canalisations pour ça, et il ne peut pas. Je vous résume l'échange, j'ai pris la peine de mettre ses réponses en ordre intelligible.

-Euh...c'est à dire que pour faire le branchement devant chez nous, vous devez aussi passer par dessus ces mêmes canalisations.

-Non mais, c'est pas possible par le parking, à cause des autres canalisations.

-okiii, j'ai bien compris, mais ça revient au même si vous passez sur le trottoir...

-c'est à cause des autres canalisations.

-oui, d'accord, mais vos autres canalisations, elles sont aussi devant chez nous, vous allez aussi passer dessus.

-c'est pas moi qui les ai mises, c'est les autres canalisations, on peut pas dessus pour aller jusqu'au parking.

Je reste calme, je respire, ça va bien se passer. C'est probablement moi qui m'exprime mal. Je reprends.

- les autres canalisations remontent toute la rue, devant chaque maison et le parking, donc vous allez passer dessus pour chaque embranchement de ce côté de la rue. Qu'est-ce que ça change que vous le fassiez au niveau du parking ou devant chez nous?

Là, je reconnais que c'est ma faute, clairement, mes phares étaient trop longues. Je l'ai perdu autour du dixième mot, à peu près. J'ai préféré arrêter là, de peur de lui faire bouffer ses canalisations, mais pour aider bien sûr, dans l'espoir que ça lui ouvre l'esprit. Il faut vraiment que j'arrête de vouloir parler à des gens, je suis pas faire pour ça et ça me rend encore plus asociale (et j'ai l'air d'un affreuse snob en plus, c'est pas malin). Grrr!


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