Panic attacks II

Je suis naturellement calme, sereine, apaisée, toujours positive et optimiste...Ahaha. J'en pleure de rire. Je suis en permanence stressée, angoissée et pessimiste au plus haut point. Je me noie dans un verre d'eau (c'est normal, je nage comme une enclume). C'est bien simple, le pire pour mon niveau de stress c'est quand tout va bien. C'est suspect, ça cache forcément quelque chose. Quelque chose de bien pire que tout ce que je peux imaginer bien sûr, et j'ai beaucoup d'imagination parfois. Mais bon, je suis hystérique, je sais, et je gère, plus ou moins. C'est pénible pour mon entourage, mais je me dis aussi qu'ils s'ennuiraient sinon (n'est-ce pas Marichéri?)... avec le brexit et ses conséquences sur notre petite vie, ces attaques de panique qui n'étaient que folkloriques ont commencé à devenir assez pénibles.

Panic attacks II
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Je gère donc (c'est marrant, rien qu'à l'écrire, j'entends déjà les rires tonitruants de Marichéri quand il lira...) parce que je suis stressée pathologiquement certes, mais aussi extrêmement logique et cartésienne. J'admets que ça ne saute pas forcément aux yeux. De toute façon je ne suis pas pessimiste, mais prête à toutes les (mauvaises) éventualités. C'est différent. C'est même admirable, un tel niveau de préparation, non? Mais j'ai aussi parfois des panic attacks, des attaques de panique, en anglais ça fait moins demeurée irrécupérable plus sérieux. Et là, je ne suis plus rationnelle du tout (déjà qu'en temps normal...). C'est physique, ça part du ventre, ça me glace, mais avec des bouffées de chaleur en même temps, ça m'étouffe, se répand dans tout mon corps, m'enserre le coeur, me pique les mains et les jambes, c'est métallique, je suffoque littéralement. Le pire, c'est quand ça me reveille en pleine nuit, avec la sensation de mourir à la fois congelée et brûlée (tiens, ça fait un moment que je n'ai pas rappelé que je suis très logique, en vrai. Je sens que c'est le moment de le replacer) piquée à mort par ma couette. La morsure de couette est une arme de destruction massive, c'est bien connu.

Quand je stresse, je peux quand même réfléchir et essayer de me calmer rationnellement (j'ai dit, " je peux ". Ce n'est pas une obligation non plus). Avec une panic attack par contre, pas moyen. Il n'y a strictement aucune logique à la chose. Par exemple, en pleine salle d'opération, juste avant la césarienne pour Wizzboy j'ai soudain eu la révélation: c'est une erreur, mon gros ventre est vide, ils vont l'ouvrir et ne trouver personne. Et j'y croyais fermement. J'ai aussi été persuadée que nos anciens voisins, très très anglais allaient ouvrir un take-away chinois (spécialisé bizarrement dans les frites) dans leur salon et que ça allait faire fuir nos acheteurs (à cause de l'odeur de friture évidemment). Mais il y a surtout des fois où je ne sais pas pourquoi je panique. Du coup, comment voulez-vous que je me rende compte que c'est stupide? Bon d'accord, c'est encore plus stupide que quand je m'imagine une raison...Mais on ne va pas chipoter non plus. Les panic attacks ont un côté aléatoire, elles me tombent dessus sans prévenir et paralysent complètement mes pauvres petits neurones déjà au bord du burn out perpétuel avec ce que je leur fais subir.

Ce qui me rassure (si, si, comme quoi je ne suis pas si pessimiste que ça), c'est que je ne suis absolument pas hypochondriaque ( en même temps, il ne manquerait plus que ça), c'est déjà ça. Et qu'en cas de vrais problèmes (tremblements de terres, accidents de voiture...c'est du vécu), je suis d'un calme olympien, à ma grande surprise, et même d'une efficacité certaine. Ok, le bâtiment menace de s'écrouler et on est au 24 ème étage. Ça ne sert à rien de s'énerver et de piquer une crise de nerfs, ça ne le fera pas tenir debout. On va calmement évacuer par les escaliers. Ça va aller. Ou bien d'accord, on vient de se faire emboutir par une camionnette, oui, ta voiture est pliée en deux, et on est coincé dedans. Mais tu vas bien, la preuve, tu hurles à plein poumons et non, tu ne m'as pas tuée, puisque je te parle. On va respirer, se calmer et attendre qu'on nous sorte de là...je me fais peur moi-même. À moindre échelle, je gère très bien les petites mais véritables crises. Du coup, je passe pour quelqu'un d' à peu près normal et équilibré. Ahaha, si ma couette (qui m'étouffe donc à trois heures du mat quand je suis en pleine crise d'angoisse) savait ça.

Tout ça pour dire que si en cas de problème grave (pour les petits problèmes, ça ne va pas le faire, je stresse, j'étouffe, je suis hystérique ...), on peut compter sur moi, pour le reste, la vie courante, le quotidien et tout ça, alors là...bref, c'est juste un billet pour dire à quel point Marichéri est merveilleux de me supporter. Bon, je le poste ou pas maintenant, ce billet? Non, parce que là, je risque de passer pour une dangeurese déséquilibrée.Ça m'angoisse tiens...

Édit: je parle et donc ne me moque que de moi. Je précise pour les personnes angoissées aussi qui se vexeraient, il n'y a pas lieu du tout.


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