Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 28

A la demande générale ou presque, je continue encore un peu. On en était aux géorgiens, c'est à dire la fin du dix-huitième et le début du dix-neuvième, et bien, on va y rester encore un peu, tellement on s'est amusé à cette période. Les anglais ont vu l'agitation révolutionnaire française d'un mauvais oeil (c'est une expression, Nelson est pas encore entré en scène, il va arriver). Ça les inquiète vivement, et si c'était contagieux?

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Effectivement, en 1795, un groupe d'au moins 200 000 manifestants, même pas nobles ni députés (c'est à dire les révolutionnaires habituels en Angleterre), pour ne pas dire des pèquenots, s'en prend directement à un convoi transportant Georges III en hurlant " pas de roi, pas de guerre, pas de famine et pas de Pitt (le premier ministre) ". On commence à paniquer sérieusement dans les rang du gouvernement et de la classe dirigeante. En 1797, voilà qu'une partie de la Royal Navy se mutine, pour faire sa révolutionnaire aussi. On déporte les apprentis perturbateurs d'ordre établi en Australie à tour de bras, les tribunaux sont débordés, ça exécute à tout va. On ne sait plus où donner de la tête. Littéralement, vu le nombre de mises à mort. Surtout que galvanisés par les idées révolutionnaires françaises, les irlandais s'en mêlent aussi. Ils en profitent pour se révolter, avec bien sûr l'aide des français qui n'ont que ça à faire en 1798. Ils sont une fois de plus réprimés dans un bain de sang, les anglais durcissent les règles d'occupation et c'est raté pour cette fois pour l'indépendance de l'Irlande. Ces révoltes ne laissent qu'une rancœur exacerbée des deux côtés de la mer d'Irlande qui donnera toute la mesure de sa capacité à nuire 40 ans plus tard, parce que la, ça va bien comme ça, les anglais ont autre chose à faire.

Il faut dire que les anglais et les français s'éclatent en ce début de dix neuvième siècle. Il faut laisser la place à Nelson et son pote Napoléon, qui sont un peu les Laurel et Hardy de l'histoire anglaise. Non, ça ne va pas, c'est vieux comme référence...Je reprends. Nelson qui avec son petit correspondant français Napoléon, forme un duo encore plus connu que William-and-Kate dans l'histoire anglaise. Mais avec moins de cheveux. Et ils ne se sont pas reproduits ensembles. En même temps, on ne leur a jamais demandé...ça ne va pas du tout, je ne suis pas concentrée. Bon je recommence. Le petit Horatio est né en 1758 et avec un prénom rigolo. Honnêtement, sans l'intervention de son copain Napoléon, il aurait juste été officier de marine, comme le capitaine Haddock, et personne ne se souviendrait de lui. Alors que là, Nelson est passé à postérité en se battant contre les français. Les guerres napoléoniennes ont aussi l'avantage de convertir les velléités révolutionnaires du peuple anglais en nationalisme convaincu, taïaut, on va défendre la patrie contre le méchant ennemi étranger plutôt que de renverser le gouvernement.

Nelson se jette dans la guerre à bras ouvert, littéralement, il y a laissé ses plus belles années, divers abats (dont un bras, d'où la blague en début de phrase, qu'est ce qu'on rit) en Espagne et un œil en Corse, quel petit étourdi bordélique et finalement la vie, en 1805 lors de la bataille de Trafalgar. Pour le remercier, on l'a couvert d'honneurs et on lui a construit un joli monument, une colonne à Londres, avec sa statue en haut. Faut pas avoir le vertige. Je ne m'étends pas sur Waterloo, Trafalgar et tout ça, c'est connu de l'autre côté de la Manche aussi. Ça occupe bien les anglais jusqu'en 1815, c'est toujours ça de pris. Ce que je n'ai jamais compris par contre, c'est que Napoléon qui suscite au mieux un bâillement d'ennui poli en France, fascine toujours les anglais. Il continue à les captiver, pour une raison qui m'échappe totalement. C'est quand même original pour un ennemi, un étranger, français de surcroît et un dictateur qui a mis à feu et à sang presque toute l'Europe.

Enfin bref, le dix neuvième siècle débute donc sous le règne de George III, avec les guerres napoléoniennes, une industrialisation pétaradante, les débuts du chemin de fer et un expansionnisme impériale. Les anglais sont tellement débordés, ils ne prêtent même pas attention à la naissance de la petite Alexandrina Victoria en 1819. C'est la fille du quatrième fils du roi, c'est dire si on s'en fiche. En 1820, George IV succède à papa, dans l'indifférence quasi générale. Il est remplacé en 1830 par son petit frère, audacieusement baptisé William. C'est une surprise après un siècle de George. On sent bien que l'ère géorgienne touche à sa fin. Malgré les guerres coloniale au Canada, les petites sauteries asiatiques à l'opium (la première guerre de l'opium a éclaté en 1839), les soubresauts irlandais, l'instauration du people charter en 1838 (on commence à parler de donner le droit de vote à tous, pas qu'aux riches...enfin à tous, on se comprend, à tous hommes) installe le chemin de fer un Larousse, on autorise enfin en 1829 les catholiques à siéger au parlement on promulgue le people charter en 1838 pour que tous (on se comprend, tous les hommes), on voit bien que ça se traine tout ça. Il faudrait peut être passer à la suite. Vous allez me dire (ou pas d'ailleurs), et la petite Alexandrina alors ? Justement, elle arrive.


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