Sports days fever


La semaine dernière, j’ai eu la joie et le bonheur de me traîner au sports day de WizzBoy, à la preschool. Et aujourd’hui c’était celui de l’école primaire. On ne m’arrête plus. Le principe du sports day , comme son nom l’indique est d’obliger les malheureux  parents d’élèves à admirer pendant des heures (c’est loooooong…) les exploits plus ou moins sportifs de leurs gamins. C’est une plaie. Cela dit, je dois être une des rares à trouver ça insupportable, beaucoup de parents adorent et s’investissent bien plus que leurs gosses dans le sports day. Un papa a débarqué tout à l’heure avec une grande banderole pour encourager sa fille. C’est le genre de truc que je ferai pour les punir (demandez à L’Ado…), mais il avait l’air sincère et n’a pas compris pourquoi sa gamine de 11 ans était furieuse.  

Sports days fever

Ça ne saute pas aux yeux, mais il faisait 15, j’ai vérifié sur mon téléphone. Les anglais sont naturellement imperméables et isolés du froid. Pas moi.

En preschool, on a eu droit à des courses de vitesse, j’en ris encore. Déjà, il a fallu expliquer aux petits le but du jeu. Après, il y a ceux qui sont partis en sens inverse, ceux qui se sont assis au beau milieu de la piste, ceux qui pleuraient, et celui qui a refusé de s’arrêter après la ligne d’arrivée. On a enchaîné avec la course en sac, juste pour les plus grands en taille, les petits ne dépassant pas du sac. Ils ont tous fini en rampant façon ver de terre coincé momifié en pleine danse de saint Guy, sauf celui qui a gagné après avoir sauté énergiquement mais qui a refusé de sortir du sac. Il s’est mis à hurler quand les animatrices ont essayé de récupérer le sac.  Parce que donc, il avait tellement sautè qu’il en avait perdu son short au fond du sac et qu’il ne voulait pas se monter en slip devant ses potes. Ça n’a pas dérangé un des gamins qui a décidé de faire la course à cloche pied fesses à l’air, avec sa mère qui lui courrait après avec un slip, et une puéricultrice qui courrait après  la mère pour la faire dégager de la piste. On a continué avec la course avec une cuillère et un œuf dedans. Une gamine a refusé de participer. On ne lui fait pas, elle voit bien que c’est une balle en mousse, pas un œuf. C’est quoi cette arnaque? Un autre n’a pas voulu rendre la cuillère après la course. On lui a donné, c’est à lui, voilà. Non mais. Je vous passe la course d’obstacle, les pipis accidentels ou pas au milieu de la piste, les lancers de balle, les pleurs, la remise des prix (tout le monde en a eu), les fuyards qu’il faut récupérer entre les tombes (Le sports day de la preschool se déroule sur le champs au bout du cimetière, ou la partie pas encore utilisée du cimetière, ça dépend comment on voit les choses). Ce fut laborieux, mais relativement bref. Et comme WizzBoy a adoré, il était ravi d’aller voir le sports day de sa sœur aujourd’hui. Moi beaucoup moins.    

Déjà, ça dure plusieurs heures et on est coincé sur des minuscules chaises en plastique spéciales scolioses qui attendent depuis la veille. Soit elles contiennent une mare à cause de la pluie, soit elles sont restées au soleil et on se brûle au quinzième degrés en s’asseyant. Dans un cas comme dans l’autre au bout de 30 minutes, on est irrémédiablement coincé dessus à vie. En plus cette année, on se gèle. C’est charmant, on a les parents d’un côté, les enfants de l’autre et on essaie de rester éveillé. Forcément, tout le monde ne passe pas en même temps. En trois heures PrincesseChipie a participé en tout et pour tout 5 minutes et encore, c’est parce qu’elle est lente. J’ai déjà du mal à m’intéresser quand ma fille est sur la piste, alors franchement si il n’y avait pas eu WizzBoy pour m’occuper, je me serai endormi…heureusement, il a pris sur lui de courir partout comme un dératé avec deux ou trois potes, ils ont fini bien plus crevés que les participants. On a terminé les réjouissances avec les inévitables course des parents. Comme d’habitude, je n’ai pas fait la mummies race. Ce n’est pas que je ne veux pas, mais comment voulez-vous que je laisse WizzBoy sans surveillance pendant quelques minutes, hum? Ahaha. La daddies race a encore été le clou du spectacle, avec des pauvres types qui n’ont pas de vie papas ultra motivés, dont celui avec la pancarte du début. Ils font semblant d’être là par hasard, mais sont venus habillés en Hussain Bolt grabataire sous hélium, avec les chaussures fluo et le t-shirt Nike tendu sur leurs abus de bières. Ils s’échauffent discrètement et font des étirements en essayant d’avoir l’air naturel.  Comme à chaque fois il y a une chute spectaculaire au milieu de la course, des réclamations, des claquages…c’est pitoyable sportif. 

Après toutes ces émotions forcément, il faut reprendre des forces. Alors que je suis au bord de la crise de nerfs, on attaque l’incendie de saucisses, le cramage de burgers, le barbecue. Rhaaa. Une éternité après, moitié congelée, moitié au bord de l’intoxication alimentaire, moitié comateuse mais encore plus asociale, j’ai pu rentrer à la maison, en traînant deux gamins pas du tout fatigués, eux,  et bourrés de sucre. Je hais les sports Day. 


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