Histoires expatriées#11 – Le rythme

Ce mois-ci, le thème des Histoires expatriées est : Le rythme... un sujet proposé par , qui se trouve en Corée et qui est donc la marraine de ce rendez-vous de septembre, créé par Lucie, autrice du blog :

Histoires expatriées#11 – Le rythmeEt à Hong Kong, ville grouillante, fourmillante, le rythme est un sujet dont il y a à dire ! En déménageant ici, notre rythme a totalement changé et sur de multiples points que je vais détailler ci-dessous :

Le rythme de travail

Quand on dit rythme, on pense immédiatement au rythme de travail, à la semaine qui s'écoule... D'après les statistiques, une semaine moyenne de travail ici irait de 42 à 48 heures environ - comme en Suisse me direz-vous...

Mais plusieurs études montrent que la majorité des gens travaillent davantage. Il semblerait, selon le South China Morning Post, qu'un employé sur cinq travaillerait en moyenne 11h par jour. On ne le dément pas puisque Nicolas, s'il commence le travail à 09h00, n'est jamais de retour à la maison avant 20h... et qu'il n'est jamais celui qui part le plus tard du bureau.

Toujours dans la même étude, ce seraient les agents de sécurité qui en souffriraient le plus, avec des semaines pouvant aller de 56h à 72h par semaine, pour des salaires très bas.

Chez UBS, par exemple, le même article explique que - en comparant les 71 villes du monde où la banque suisse a ses quartiers, c'est à Hong Kong où les employés travaillent le plus.

Bref, à Hong Kong, on travaille beaucoup. Les journées sont longues. Beaucoup de gens travaillent 6 jours par semaine... et le jour de congé ne tombe pas forcément le dimanche. Eh oui, nous ne sommes pas dans un pays à majorité chrétienne, et de ce fait, tout est ouvert tout le temps.

Les vacances

Ensuite, les vacances... en Suisse, on a l'habitude d'avoir droit à 4 ou 5 semaines de vacances minimum par année, selon les employeurs. 20 à 25 jours qui permettent de se reposer.

A Hong Kong, le traitement n'est pas le même. D'après le site du gouvernement, l'entreprise est tenue, les deux premières années de service à donner 7 jours de vacances à ses employés. Période qui montera progressivement selon l'ancienneté avec un pic à 14 jours, après 10 ans de boîte.

C'est peu. Certaines entreprises sont bien évidemment plus généreuses mais on atteint jamais des périodes de vacances aussi longues que nos équivalents européens.

Heureusement, en contrepartie, il y a pas mal de jours fériés : 15 jours disséminés le long de l'année, contre 9 en Suisse. Mais ce n'est pas pareil. Ça reste des jours posés ça et là... ca reste des jours qui peuvent également tomber sur les jours de repos.

Bref, c'est un vrai sujet pour les étrangers travaillant en contrat local qui souvent se retrouvent avec très peu de vacances pour retourner voir leur famille.

Le rythme de la vie

Mais, paradoxalement... malgré les horaires plus larges, on a eu l'impression en arrivant à Hong Kong, de gagner du temps. Et cela s'explique de manière assez logique : en Suisse, nos journées étaient millimétrées.

De mon côté, ma journée type ressemblait à ça :

    réveil à 5h45. Train à 6h45. Arrivée au travail à 08h (les trajets étaient horriblement longs). Journée de travail jusqu'à 17h15-17h30, course jusqu'à la gare... en espérant que les embouteillages sur le pont du Mont Blanc, ne me feraient pas rater mon train. Si tout se passait bien, j'arrivais à Morges à 6h35... et là, à nouveau la course, puisque le supermarché fermait à 06h45. Si j'avais donc oublié quelque chose, je devais me hâter. J'arrivais à la maison à ph. Puis, après avoir cuisiné, mangé, fait le ménage, parfois être allé au cours de sport... et bien, c'était déjà l'heure d'aller se coucher.

Ici, le matin, on commence le travail à 09h. On peut se lever à 07h (la grasse maaat !), prendre le temps de traîner, de petit déjeuner ensemble. J'ai le temps de ranger l'appart avant de commencer la journée. Je n'ai plus 2h30 de transports publics par jour... Les métros sont rapides, tout est à côté. C'est super pratique.

De plus, alors qu'en Suisse on devait être très organisé sur les courses, ici, pas de magasins qui ferment à 18h45 en semaine, ou 17h30 le samedi. Pas besoin de réserver son samedi matin pour la corvée du supermarché. Il n'y a pas non plus d'horaires de buanderie commune (classique en Suisse). Bref, il n'y a pas d'horaires stricts et du coup, on peut sortir, on peut faire des choses en sortant du travail, même si c'est tard. Et c'est agréable.

En Suisse, les horaires sont faits pour qu'ils ne soient pas trop pénibles pour les employés... (je trouve). Et c'est bien. C'est chouette que les vendeurs puissent passer un dimanche en famille. Mais en parallèle, il est impossible de vivre sans son agenda. Même les moments de loisirs sont chronométrés. Par exemple, le fitness de Morges, le weekend, était ouvert de 09h à 15h... stressant ainsi les gens sur leurs jours de congé.

A Hong-Kong, l'avantage, c'est qu'on a pas le stress d'organiser notre vie en dehors du travail et c'est très très appréciable.

Après, je suis bien consciente que c'est un aperçu de ma vie de privilégiée. J'imagine qu'une personne habitant très loin de son boulot, avec des enfants, ne vivra pas les choses comme moi...

Cet article participe au rendez-vous #histoireexpatriées créé par le blog L'occhio de Lucie. Ce rendez-vous mensuel réunit des blogueurs expatriés à travers le monde autour d'un thème et nous permet de connaître la vie de différents pays ! Les autres participants :

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