Travailler au Nicaragua, par Céline

La semaine dernière nous avons découvert le Service de Volontariat Européen de Céline en Slovaquie. Cette petite entrée en matière nous mène maintenant vers ce nouvel article et une nouvelle destination : Le Nicaragua ! Très différent de la Slovaquie évidemment, mais tout aussi riche d'expériences pour Céline !

>>>> Lire le premier article : Volontariat en Slovaquie, par Céline

1 - Qu'est ce qui t'as mené à l'Amérique Latine ?
A 15 ans, bercée par les films hollywoodiens et les séries américaines, j'ai eu envie d'aller voir ailleurs si le monde tournait aussi rond que dans Beverly Hills ou Harcley coeur à vif. Je me suis donc envolée pour un échange interculturel d'un an au Costa Rica. Au lieu d'apaiser ma curiosité, cette expérience n'a fait que la nourrir, la faire grandir au point de me rendre accro aux voyages.
Dès mon retour j'ai su ce que je voulais faire dans la vie: voyager. J'ai donc orienté mes études universitaires vers ce but ultime. Après une licence de portugais j'intègre un Master de relations interculturelles avec, pour spécialisation, l'Amérique latine.

Pour mon stage de première année j'ai eu envie de retourner en Amérique Centrale, de voir les changements, de sentir le sable noir glisser entre mes doigts, d'écouter les singes hurleurs et me battre contre les fourmis quasi-microscopiques. En quelques clics j'ai trouvé un stage au Nicaragua. 10 ans après mon premier séjour sur le continent j'allais enfin découvrir le petit frère pauvre du Costa Rica, j'allais enfin comprendre pourquoi " Nica " pouvait être une insulte, pourquoi certains risquent leur vie en passant illégalement la frontière fluviale, pourquoi j'ai vu un Nicaraguayen se faire poignarder en public alors qu'il dansait avec une costaricienne.

Travailler au Nicaragua, par Céline

2 - Combien de temps tu as passé sur place ?
J'ai passé six mois à Managua, la capitale.

4 - Comment l'as tu trouvé ?
Je suis une personne assez têtue et quand j'ai une envie de voyage rien ne peut m'arrêter ! Ne résistant plus à l'envie, au besoin de retourner en Amérique Centrale j'ai envoyé des candidatures spontanées à plusieurs Alliances Françaises et centres culturels de la région. Un test, un entretien et quelques clics plus tard je recevais ma confirmation de vol pour le Nicaragua.

Travailler au Nicaragua, par Céline

Au Nicaragua, changement de cap. Ma directrice avait décidé de me considérer comme une employée à part entière: elle m'a offert sa confiance et m'a laissé gérer les événements culturels de l'AF. Adieu vie sociale et bonjour les heures sup' ! Même si cette expérience a été éprouvante sur certains aspects, je ne regrette ni les nuits trop courtes, ni les réveils à 5h30, ni même les erreurs de débutante qui m'ont attirée plus d'une engueulade ! Grâce à ce stage j'ai découvert le monde de la culture, j'ai organisé des expositions, des lancements de disque, des tournées. Grâce à ce stage j'ai mangé chez l'ambassadeur, je me suis baignée sous les étoiles avec des danseurs professionnels, j'ai entendu plus de 200 personnes me chanter joyeux anniversaire. Grâce à ce stage j'ai découvert le travail-passion, le stress et le bonheur ressenti lorsqu'un artiste te remercie pour ton professionnalisme.

Pour en revenir à ta question, je pense que cette expérience n'a pas changé ma façon de voir le travail. Elle m'a plutôt conforté dans ma vision des choses: je veux travailler pour le plaisir, travailler avec plaisir, travailler sans que cela ne m'empêche de vivre...

Travailler au Nicaragua, par Céline

Tampon de sortie du Nicaragua nous voilà face aux douaniers costariciens. " Votre justificatif de sortie de territoire por favor " . Blanc. Regard dans le vide et longue séance de débat pour expliquer au douanier qu'on n'en avait pas et qu'on espérait retourner au Nicaragua par le Rio San Juan (pas de réservation possible pour la traversée). Son air dubitatif ne le quittant pas, je lui ai calmement exposé le concept de visa run. Coup de poker frôlant l'illégalité. " Je vous donne un visa de 3 jours, ça devrait suffire "... Voilà comment j'ai pu renouveler mon visa touristique (presque) sans encombres.

Si six mois ne sont pas suffisants pour comprendre ce qu'est la vie en dictature, j'ai néanmoins pu parler, observer, manger avec des sandinistes de la première heure et des étudiants pour qui le communisme est une bête à abattre. Ces échanges m'ont permis de réaliser qu'ici et là la politique est relative.

Travailler au Nicaragua, par Céline

10 - As tu des conseils à donner aux lecteurs ?
En ce qui concerne le Nicaragua je ne vais pas être très originale et, comme bon nombre de guides je conseillerais de ne pas trop s'éterniser à Managua. Le pays a beaucoup à offrir tant au niveau humain que naturel et culturel et malgré sa mauvaise réputation d'être dangereux, en partie, je pense, à cause de sa capitale, le Nicaragua est un pays sûr où il fait bon voyager. Pour ce qui est de l'expérience professionnelle à l'étranger je la recommande à tout le monde.

Travailler dans une langue, une culture, un rythme différents n'est pas toujours facile mais est très enrichissant. Pour les étudiants de nombreuses bourses à la mobilité permettent de faire un stage à l'étranger (CROUS, région, département, etc.) Pour les jeunes diplômés il y a les VIE/VIA. Pour les autres jeunes il y a le SVE, le VSI ou tout simplement la possibilité de postuler dans des entreprises locales ou partir en tant qu'expat. Avec toutes ces options ça serait dommage de passer à côté d'une expérience à l'étranger, non ?

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