Kairouan, un joyau de l'Unesco

Publié le 01 décembre 2016 par Bourlingueur @jonathancusteau

La Grande Mosquée de Kairouan


La Tunisie, dans ma tête, c'est le sable. Beaucoup de sable. Celui qui se faufile partout, dans les souliers, dans les poches de pantalon, dans la lentille de l'appareil photo. Ce serait bien ma chance, moi qui assassine les appareils photo les uns après les autres.
J'ai atterri à Tunis, capitale de la Tunisie, grâce au nouveau vol direct de Tunisair, qui part de Montréal tous les dimanches en après-midi.
L'objectif avoué du voyage, c'est notamment d'assister à la clôture de la première édition du Festival Rouhaniyet, à Nefta, un festival de musique mystique. Mais pour cette première journée, le plan consistait simplement à franchir les 450 kilomètres qui séparent Tunis de Tozeur, où nous serions basés pour quelques jours. Il faut donc six bonnes heures de route pour y arriver.
Après un copieux petit-déjeuner au chic Hôtel Africa de Tunis (et les copieux repas du vol de Tunisair), nous sommes partis, gonflés à bloc (!), sur la route de Tozeur, une route à une voie de chaque côté. Elle traverse de multiples villages grouillants d'activités.
Sur le bord de la voie, d'énormes cactus produisant les colorées poires-cactus, des rangs d'oliviers... et des moutons attachés, attendant le moment où les Tunisiens opteraient pour le méchoui. Littéralement.
Le seul arrêt que notre décalage horaire a toléré a été celui de Kairouan, une ville fondée au 7e siècle et qui est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. D'ailleurs, le site internet de l'Unesco nous apprend que la ville a prospéré sous la dynastie aghlabide et qu'elle est la première ville sainte du Maghreb.
Nous avons vu trois des raisons qui font de cette ville un incontournable au patrimoine mondial de l'Unesco. D'abord les Bassins des Aghlabides. Il s'agit de deux réservoirs à ciel ouvert reliés entre eux. Ils datent du 9e siècle.

Un des bassins des Aghlabides

Ensuite à cause de la Grande Mosquée qui, selon notre guide, compterait environ 520 colonnes. Elle a été reconstruite au 9e siècle et fait 135 mètres sur 80. Quand on y entre, le cour centrale est vaste, immense, et on aperçoit un escalier un peu perdu et excentré. Quand on grimpe les cinq ou six marches, on découvre un cadran solaire qui indique l'heure, la date, et prévient des moments réservés à la prière.
Tout au fond, on trouve les salles réservées aux prières, où, bien sûr, les femmes et les hommes doivent être séparés. Des immenses lustres ornent les plafonds. On dit que la Grande Mosquée était aussi un lieu pour l'étude de différentes disciplines scientifiques, dont l'astronomie.

La Grande Mosquée


En sortant, dans la médina, nous nous sommes aussi arrêtés chez un vendeur de tapis qui nous a expliqué les différents modes de conception des tapis, soit ceux qui sont tissés et ceux qui sont noués. Le prix de ces tapis, qui sont dotés d'un certificat d'authenticité, est fixé au mètre carré.
Enfin, le troisième lieu de visite a été la Zawiya de Sidi Sahib, le mausolée du compagnon de Mahomet : Abou Zama el-Balawi. La légende raconte que ce compagnon est « enterré » avec trois poils de barbe du prophète.
Le mausolée jouxte une mosquée. La motifs de céramique sont très jolis, mais surtout très détaillés. On traverse un hall doté de deux rangées de colonnes avant d'aboutir dans une grande pièce menant au cercueil. On ne peut toutefois pas s'approcher de la sépulture, surveillée par un garde. Le site mérite néanmoins une visite.
Après un repas à l'hôtel Kasbah, repas très copieux, nous nous sommes remis en route pour nous arrêter seulement à Tozeur.

Zawiya de Sidi Sahid


Zawiya de Sidi Sahid

La journée a été particulièrement chargée, mais ce n'était que le début d'une aventure dans ce petit pays nord-africain.

Ce voyage a été réalisé à la suite d'une invitation de l'Office du tourisme de la Tunisie.