Quiberon à vélo

Publié le 16 septembre 2016 par Ailleurstoujours @TjsEtreAilleurs
Cet été, j'ai passé quelques jours en Bretagne avec ma famille. Si ce fut l'occasion de retourner là où j'ai grandi (et oui, comme je vous l'avais dévoilé dans mes réponses au Liebster Award, je suis une Bretonne d'adoption), on en a aussi profité pour découvrir de nouveaux endroits... Bon d'accord, au moins un nouvel endroit : la presqu'île de Quiberon. Nous y avons fait un arrêt sur le chemin aller et, afin d'en voir le plus possible en un minimum de temps, ma sœur avait pensé à la solution idéale : le vélo. Il faut croire qu'après Porquerolles, la petite reine ne me fait plus peur. En selle !Nous avions loué nos vélos chez Cyclomar, une boutique en plein centre de Quiberon, à deux pas du parking de la place Hoche (pratique pour garer sa voiture – mais attention, parking payant). Il n'est malheureusement pas possible de réserver à l'avance pour des durées courtes (comme à la demi-journée, pour nous) mais leur parc est conséquent et vous ne devriez pas avoir de mal à trouver votre bonheur même en arrivant dans l'après-midi. La demi-journée coûte 8 € et vous avez jusqu'à 20 h pour ramener votre vélo.Nous avons choisi de réaliser la boucle de Quiberon, très bien indiquée par des panneaux tout au long du parcours. D'une longueur de 15 km pour une durée de deux heures environ, elle permet de découvrir plusieurs facettes de l'île : les belles plages de sable blanc de l'anse de Conguel ; le vieux port de pêche et les villages typiques aux maisons blanches ; les falaises de la côte sauvage. C'est également l'occasion d'en apprendre plus sur l'histoire de la ville, avec quelques points d'intérêt dispersés tout au long du trajet, comme le Fort Neuf, ancienne batterie érigée pour protéger les côtes des Anglais.
Le point de départ se situe boulevard Chanard, face à la grand plage, avec ses belles demeures bourgeoises du XIXe siècle. Vous avez ensuite le choix de partir soit vers l'est, soit vers l'ouest. C'est cette dernière option que nous avons choisie, et je pense que ce fut un choix judicieux : l'ouest de la presqu'île a fait l'unanimité. Il était très agréable de rouler le long de la côte, notamment grâce à la piste cyclable aménagée. Comme nous avions regretté de ne pas avoir le temps de nous baigner ! Évidemment, je me suis arrêtée à peu près tous les cinquante mètres pour photographier les paysages (si je le fais en Écosse, y a pas de raison de ne pas le faire en France) : le vélo, c'est pratique pour se déplacer rapidement, mais finalement assez peu quand on veut profiter de ce qui nous entoure !Une fois le port passé, le chemin prend la direction de l'intérieur des terres. Au début, le trajet reste toujours agréable, on revoit la mer de loin en loin et on traverse des petits hameaux où il ferait bon passer ses vacances. Et puis, après Saint-Julien, cap à l'est. Et là, les choses se sont un peu gâtées : après avoir traversé la nationale, à peu près à mi-parcours, la boucle nous fait passer à l'intérieur des terres, sur des chemins ensablés où il devient vite épuisant de pédaler. La vue devient monotone (rien que de la lande aux alentours). Finalement, quand on arrive enfin en vue de la côte, de l'autre côté, la boucle continue de nous faire passer à distance et on ne voit rien de ces falaises soi-disant impressionnantes. Grosse déception : si nous avions prêté plus attention au circuit, sans nul doute que nous y aurions fait une entorse pour pouvoir rouler le long de la route qui longe le bord de mer, et non pas sur ces chemins de sable à quelques centaines de mètres.Tellement frustrant de voir la mer au loin et de rouler sur ces chemins au milieu de nulle part !Le château Turpault, l'un des emblèmes de Quiberon, bâti au début du XXe siècle. Demeure privée, il ne se visite malheureusement pas.Une fois arrivé au château Turpault, cette élégante demeure au bord de l'eau, le circuit emprunte la route du front de mer pour revenir à la grand plage. C'est alors l'occasion de récompenser ces deux heures d'effort avec une petite douceur (les glaces de Quai de glaces, le long de la promenade, on fait des heureux dans notre groupe). En si peu de temps, nous n'avons évidemment eu qu'un bref aperçu du bout de la presqu'île mais après autant d'heures de route (et encore beaucoup à venir) c'est le genre d'étape parfaite pour s'aérer l'esprit et se dégourdir les jambes. Par contre, un petit conseil : en plein été, prenez votre mal en patience pour quitter Quiberon. Quand nous sommes arrivés vers 16 h, il y avait déjà des embouteillages dans l'autre sens... Et en partant, vers 19 h, toutes les routes étaient bouchées, je n'avais jamais vu ça. Et ne croyez pas gagner du temps en essayant d'emprunter les chemins de traverse, la circulation est complètement bloquée ! Il nous a fallu plus d'une heure pour effectuer sept kilomètres. Une petite ombre à cet après-midi au demeurant fort agréable.