Irish holidays #1


Bon, les vacances sont finies…heureusement qu’il fait un temps radieux et que Marichéri n’a pas encore repris le boulot, sinon ce serait un chouïa déprimant. En attendant de pouvoir vous montrer la tonne de photos prises par Marichéri (il trie…ça vient!), je vais faire un petit retour en arrière sur notre voyage en Irlande, histoire de ne pas trop regretter. Parce que partir en vacances avec 5 enfants d’âge et de centres d’intérêts variés c’est quand même du sport. 

On a commencé par traverser toute l’Angleterre et ça se confirme, Birmingham n’a pas l’air fun du tout. Je ne veux pas donner dans les clichés, mais vraiment c’est très peu riant, vu depuis l’autoroute. Surtout que c’est à peu près à cet endroit du parcours que toute la troupe s’est réveillée. On avait rusé en partant pratiquement en pleine nuit, L’Ado ne s’est rendu compte de rien, il est passé de son lit à sa place à l’arrière de la voiture sans se réveiller (c’est une 7 places, il y a trois rangées… Ça fait limite transport de bétail). PrincesseChipie sautait partout comme un ressort en pleine électrocution, elle nous avait prévenu, elle était trop excitée pour se rendormir. Elle a tenu 3 minutes. Les autres se sont contentés de grognements divers. On a entassé les gamins et les bagages (y compris le pique nique sur mes genoux) façon Tetris  et hop, c’est parti, dans la joie, la bonne humeur et les ronflements de L’Ado. Bref, ça a été jusqu’à Birmingham donc, qui en plus d’étre franchement moche n’était qu’à mi parcours, ce qui a déchaîné des réclamations dans la voiture: C’est encore loin l’Irlande? Je veux faire pipi. J’ai faim. On arrive quand? Je vais faire pipi. Y’a des chips? Non mais sérieux, coin , y’en a encore pour longtemps? J’ai fait pipi! Heureusement, on a ensuite traversé le pays de Galles avec ses panneaux rigolos et incompréhensibles en gallois, ça a fait diversion…c’est encore loin l’Irlande? On t’a déjà repondu il y a pas dix secondes, là, ça suffit maman! Je ne fais pas ma sale gosse (enfin, pas plus que d’habitude) mais à ce stade, j’avais des chips dans les oreilles, et un sandwich aux rillettes en jambière. C’est lassant. 

Arrivé au ferry, on a tout de suite compris que ça ne rigole plus, on est en état d’alerte sécuritaire et tout ça. On ne laisse plus les gens circuler comme ça sans vérifier, bande de dangereux migrants européens. Bref, on n’a pas croisé un seul douanier, on aurait pu embarquer une Kalachnikov, des marshmallows de contrebande (dans mes bouclettes, avec le saucisson) ou une colonie de vacances de petits immigrés, c’était pareil. Je vous rassure, ça a été la même chose au retour. Bon, à Dublin en débarquant, on a bien aperçu des douaniers. De loin. Ils étaient trop occupés à ne rien faire pour ne serait-ce que jeter un œil sur les voitures qui passaient. Je ne m’étendrai pas sur le voyage en ferry, parce que beuh. C’est fou comme ça bouge, la mer d’Irlande quand même. Des vagues d’au moins 15 mètres. Dans mon estomac. Enfin bon, on était tous ravis d’arriver à Dublin. Marichéri et moi avons reconnu de suite, il pleuvait à verse, il y avait des embouteillages monstres pour passer le péage parce que le seul employé présent n’avait pas compris qu’il fallait appuyer sur le bouton pour que la barrière se lève et les panneaux indiquaient n’importe quoi. On s’est regardé, heureux et complètement paumé sur la nouvelle autoroute, c’est bien notre Irlande! 

Irish holidays #1
On a passé la première nuit à Swords, au nord de Dublin. C’est là qu’il y a l’aéroport et qu’on a habité pendant 3 ans, quand on est arrivé en 1996 et où Marichéri travaillait (bon, je me sens vieille d’un coup…en même temps ça me change des odeurs de pâtés. La prochaine fois,  je ne veux rien savoir, même si il n’y a plus de place dans le coffre, je refuse de faire garde-manger ambulant). En 10 ans, depuis notre départ,  ça a beaucoup changé : il y a un nouveau centre commercial, une nouvelle rocade….et exactement la même main street, avec les mêmes magasins miteux, les mêmes pubs, les mêmes restos. Ça fait plaisir à voir. En fait, rien n’a bougé, y compris notre ancienne maison qu’on est religieusement allé voir. On a même pris une photo. On a d’ailleurs répété l’opération  devant nos deux autres maisons irlandaises par la suite. A mon avis, la Gardá, la police locale a dû recevoir des appels affolés: il y a une bande d’anglais circulant dans une voiture émettant des vapeurs suspectes de rillettes qui  prend des photos de maisons innocentes dans tous les lotissements perdus du pays. C’est inquiétant. On ne rigole pas, il paraît que les accords de paix nord irlandais vont être remis en question à cause du Brexit, si ça se trouve avec nos photos souvenirs on a fait capoter par avance toutes les négociations. Enfin bon, on a revu tout ça avec émotion, ou indifférente totale, ça dépend des âges. L’Ado était au bord des larmes, moi aussi. Les 4 plus jeunes par contre, n’ont pas franchement apprécié.

Irish holidays #1
Pour nous faire pardonner, on les a amené à Eddy Rocket, un diner fifties qui a de très bons milkshakes. C’est une chaîne mais c’est sympa. On a en profité pour plonger la serveuse dans des abîmes de perplexités, ça c’est d’ailleurs reproduit systématiquement par la suite. On parle français entre nous, mais nos enfants s’expriment en anglais comme de vrais britishs, avec un accent très anglais aussi mais pas forcément populaire en Irlande. Et nous, on a toujours notre accent franchouillard en anglais, mais on sait prononcer les noms locaux en gaélique, et on connait toutes les expressions idiomatiques typiquement irlandaises. C’est quoi cette famille de détraqués linguistiques?  (J’espère que personne n’a fait le lien avec les dangeureux déséquilibrés britanniques parfumés à la charcuterie qui font des photos partout dans les lotissements…). Les irlandais adorent discuter, on s’est donc expliqué. Nos petites aventures les ont passionné. Le lendemain on a profité du soleil radieux pour aller à Howth, une presqu’île sublime d’où on a une vue sur la baie de Dublin à tomber par terre. J’ai impressionné Marichéri en expliquant qu’il  fallait se garer sur le parking paumé au sommet, juste après le couvent et couper par le chemin entre le ruisseau et les maisons par là pour aller au phare, au lieu de suivre bétement les panneaux touristiques. J’avais raison. Je ne fais pas ma maligne, mais pour quelqu’un n’a strictement aucun sens de l’orientation et qui s’est déjà perdue dans une ligne droite, j’ai de la mémoire ! Bref, c’était extraordinairement beau et PrincesseDiva et GeekAdo qui n’ont pourtant aucun souvenir irlandais se sont sentis pousser des élans nationalistes, quand même notre pays, c’est joli! 

Irish holidays #1
On est aussi passé ramasser des coquillages sur la plage de Malahide, on a revu la maison où il y avait une vache domestique dans le jardin (et qui a démarré mon obsession, il y a 20 ans), on a retrouvé le petit chemin où je m’étais faite  coursée par deux cygnes déplumés et rhumatisants agressée par une bande de cygnes mutants et psychopathes, probablement assoiffés de sang, sous les rires hystériques de Marichéri…la nostalgie fonctionnait à plein régime, mais ça n’a pas amusé notre troupe.  On a donc repris la route, pas longtemps pour aller nous perdre au fin fond du milieu de nulle part, près de Fordstown , dans le county Meath, pour notre cottage sans internet. Les  enfants faisaient clairement la tronche. Et bien, c’était charmant. Je vous montre demain, Marichéri avance dans son tri de photos. 


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