Aux alentours de San Pedro de Atacama

Publié le 22 septembre 2014 par Severine @NativeduMonde



San Pedro de Atacama, une aventure pas à pas dans le désert le plus aride du monde

Se rendre à San Pedro de Atacama, c’est un peu quitter la Terre pour poser le pied sur la lune. Surréalistes et majestueux, les hauts plateaux aux roches orangées se mêlent avec harmonie aux volcans et paysages dunaires de la Vallée de la Lune.  A la limite du désert du même nom, ce petit village aux saveurs autochtones andines  revêt des allures de western et nous renvoie directement aux origines de l’Amérique latine.Au cœur d’Antofagasta, non loin des Côtes pacifiques chiliennes, dans un univers qui ne connaît pas la pluie, se niche l’un des plus beaux paysages du pays de Pablo Neruda.Etape randonnée dans la Vallée de la LuneLa Vallée de la Lune a été modelée par le vent et l’érosion du temps. Les couleurs de ses roches ocres, oranges et rouges font ressortir le beau volcan enneigé du Licancabur à l’horizon. Il y a près d’un million d’années, suite au mouvement tectonique des plaques, un lac salé a émergé, donnant naissance à la cordillère de sel de la Valle de la Luna. L’aridité et la salinité du site exclut toute forme de vie. Cela n’effraie pas les vttistes bien équipés en eau  qui se dirigent vers la Duna Mayor. Cette grande dune de sable gris est l’occasion de monter en trente minutes jusqu’à un promontoire rocheux pour jouir d’une vue à 360º sur la Vallée de la Lune, le Salar d’Atacama et les volcans. La piste mène ensuite successivement à l’amphithéâtre las 3 Marías et la Mine de Sel désaffectée. Un passage dans le canyon de la Vallée de la Mort permet d’admirer la chaîne montagneuse de la frontière bolivienne et de s’essayer au sandboard à la tombée du jour. Les vallées servaient de refuge aux habitants malades dont on craignait les contaminations sur le village. Cette journée riche en panorama à couper le souffle permet de mieux profiter de la fraîcheur du village à la tombée du soleil.La tête dans les étoiles
La traversée du village se fait au gré des pauses dans les petites maisons blanches en adobe qui accueillent les peñas (sorte de petits bars traditionnels) et autres boutiques. On y achète des feuilles de coca pour la tisane ou pour mieux affronter le soroche , le mal d’altitude.  Sur la place pavée au centre du village, les aïeux viennent  conter leurs histoires de vie à l’ombre de l’église de San Pedro, construite en bois de caroubier et de cactus. Le style colonial nous renvoie au siècle des assauts espagnols sur les pucaras environnants, sorte de forteresses construites sur des buttes stratégiques. Lorsque la Lune éclaire le village, on a pour habitude de sortir le télescope et de s’éloigner du village afin de profiter au mieux des nuits étoilées sans nuage ni forte chaleur.Un bon bain au milieu de nulle part
Au petit matin, la découverte des geysers du Tatio prolongent la magie de la veille. 

La piste monte jusqu’à 4 300 m d’altitude, à 94 km au nord du village. Le jeu en vaut la chandelle! 
Dans la lumière rasante du soleil levant s’évadent 80 colonnes de gaz, dans un bruit sourd de cocotte-minute au cœur des paysages lunaires des Andes. Attention les doigts ! L’eau qui s’échappe du sol se transformant en vapeur au contact de l’air, se rapproche des 90 degrés. Les boues sont tout aussi brûlantes. Néanmoins, certaines piscines naturelles creusées dans la roche à proximité permettent de profiter de bains d’eau chaude.
Instant relaxation, on profite du paysage avant de rejoindre les thermes de Puritama. Puri signifiant eau et tama chauffe, le peuple des  Atacameños s’y rendait pour y soigner les rhumatismes, l’arthrite et les maladies liées au sang.
Ces paysages rafraîchissants font figure d’exception dans le désert le plus aride du monde.


Sur la route des forteresses pucarasA quelques kilomètres de San Pedro, on peut admirer quelques vestiges archéologiques datant du XIIe siècle: les pucaras, sortes de villages sur les hauteurs qui permettaient aux habitants de se défendre contre les envahisseurs, les Incas en premier lieu, puis les Espagnols en 1540. 

Eleveurs de guanacos, les habitants ont choisi de laisser dernière eux la vie de nomades pour former des communautés sédentaires dans la région. Le pucara de Quitor à 3 km de San Pedro, classé Monument national, mérite une visite. 
Un peu plus loin les ruines du village de Tulor datent elles aussi de l’époque précolombienne. Le village construit en 800 avant J-C a été particulièrement bien conservé par le sable qui le recouvrait.

Prochaine étape, la réserve de Los Flamencos sur la route de l’Argentine. 

La route se transforme peu à peu en une balade photographique aux milles couleurs. Longeant le volcan Licancabur elle mène à un belvédère à 4 000m d’altitude qui domine le Salar d’Atacama. 
Au point culminant de la route, le panorama est tout simplement hypnotique : lagunes de couleurs bleu azur où viennent s’abreuver vigognes et flamands roses de James ou roches en forme de château fort nommés Cathédral de Tara. 
Au sud-est, mais toujours dans la zone de l’Altiplano, le Salar de Capur et Talar se mêlent aux couleurs turquoise des lagunas de Tuyajto, Miscanti et Miñiques. Bigarré par les couleurs jaunes des marais (dits bofades), le paysage nous donne une nouvelle fois l’impression d’alunir. 

Les deux pieds sur Terre, on reprend la route : plus loin c’est déjà l’Argentine. Et l’aventure se poursuit…


Lac de la Laguna Cejar

Près de San Pedro de Atacama


Pour plus d’informations touristiqueshttp://www.chile-excepcion.com/regions-chili/nord-du-chili/san-pedro-de-atacamaPour plus de photoshttp://globetrottergirls.com/2014/02/san-pedro-de-atacamaca-chile/ 


*Article invité rédigé par Simon, chargé de communication pour l'agence de voyage Chile Excepcion.